lundi 31 juillet 2006
Boîte à lettres mon amour
A peine dissimulée sous une publicité quelconque et une facture, la grosse enveloppe que j'attendais était bien là, ce matin, dans ma boîte à lettres.
Dedans, rien que des petites merveilles, du papier de soie blanc, un lien en raphia, une pochette de gaze nouée d'une ficelle (tiens tiens, cela ne vous rappelle pas quelque chose par hasard ?), une minuscule pince à linge en bois pour tenir la carte de visite et le gentil mot de... l'Atelier d'Elise.
Et aussi bien sûr, parce que c'est quand-même bien lui la vedette, mon cahier de recettes en dentelle et lin naturel !
De plus, Elise m'a généreusement offert deux magnifiques barrettes brodées en forme de fleur, une rose et une blanche.
Elles ont été immédiatement adoptées par une autre petite fleur de 3 ans qui gambadait ce matin dans le jardin.
J'adore les petites barrettes !
J'adore mon cahier de recettes !
J'adore ma boîte à lettres !
dimanche 30 juillet 2006
Dans les cartons
Non non, je ne déménage pas moi.
Mais comme cela semble être un peu à la mode en ce moment sur la blogosphère (voyez un peu ici, là, et encore ici par exemple), j'ai ressorti un petit poème de circonstance qui devrait rappeler beaucoup de choses aussi à nombre d'entre nous, pas vrai ?
La liste des verbes me fait d'ailleurs penser à certains jeux d'été que l'on voit sur quelques bogs : les listes d'adjectifs féminins inutiles de ktl ou les synonymes de bonbonrampick...
Et, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, c'est qui la championne fortiche de l'univers d'un maximum de liens dans le même message ?! C'est bibi !!!!!! :o)
Déménager
Quitter un appartement. Vider les lieux. Décamper. Faire place nette. Débarrasser le plancher
Inventorier ranger classer trier
Eliminer jeter fourguer
Casser
Brûler
Descendre desceller déclouer décoller dévisser décrocher
Débrancher détacher couper tirer démonter plier couper
Rouler
Empaqueter emballer sangler nouer empiler rassembler entasser ficeler envelopper protéger recouvrir entourer serrer
Enlever porter soulever
Balayer
Fermer
Partir
Georges Pérec (1936-1982)
Germaine et le capitaine
Avez-vous déjà lu de vieilles cartes postales d'antan ? Celles qui ne vous sont bien sûr pas destinées et qui évoquent, un peu jaunies, des tranches de vie d'un autre temps ?
En se promenant tous les deux sur les quais de la Seine à la recherche de vieilles cartes postales, Jean Nadal et Guy Gilles parlent, dans les années 60, des correspondances que l'on peut justement y lire au dos et qui permettent de retrouver des instants de vie.
C'est à cette occasion que Jean Nadal prononce, pour la première fois devant Guy Gilles, le nom de Germaine et de celui du capitaine : en effet, il parle d'un petit village en Ardèche, berceau de sa famille, où depuis l'enfance il passe ses vacances et explique qu'il y a trouvé là, l'été précédent, des papiers dans le jardin d'une maison abandonnée. Papiers qu'il a lus, classés et conservés.
Que contenaient exactement les documents trouvés ? Tout d'abord de vieilles cartes postales envoyées à Germaine, puis une sorte de journal intime rédigé de la main de Germaine elle-même sur un petit cahier d'écolier, enfin, et surtout, une cinquantaine de lettres écrites à Germaine, entre 1913 et 1919, sur un même papier à entête de la Compagnie générale transatlantique, par un capitaine naviguant sur les grandes lignes d'Amérique Centrale et des Antilles.
Obsédés tous les deux par les documents qu'ils possèdent et qui en disent assez long sur une tranche de la vie de cette femme parisienne exilée en Ardèche, Jean Nadal et Guy Gilles décident de retourner sur les lieux où elle a vécu les dernières années de sa vie. Ils retrouvent ainsi la maison, située à quelques kilomètres du village, au bout d'un chemin isolé, face à une falaise.
C'est ainsi qu'en 1969, pour une émission de télévision intitulée "Choses vues", le réalisateur Guy Gilles réalise le court métrage "Vie retrouvée", un documentaire poignant sur la vie de Germaine, une femme qu'il ne connaît pas et qu'il n'a jamais vue. Une quête d'un temps passé et perdu.
"Les lieux que nous avons connus n'appartiennent pas qu'au monde de l'espace où nous les situons pour plus de facilité. Le souvenir d'une certaine image n'est que le regret d'un certain instant et les maisons, les routes, les avenues, sont fugitives, hélas, comme les années." (Marcel Proust)
vendredi 28 juillet 2006
Entrez !

La porte est ouverte depuis une semaine, huit jours plus exactement, et vous êtes les bienvenu(e)s !!!
jeudi 27 juillet 2006
Jeux d'enfant
Et une guimpe Maud, une !
Cliquer sur les photos pour agrandir
Elle est en tissu Liberty à petites fleurs rouges. J'ai eu un peu de mal à faire les boutonnières à la main, mais bon, le rendu final n'est pas si catastrophique. Le plus long et le plus fastidieux à confectionner, c'est quand-même le lien. Sur mon modèle, il est large d'1 cm seulement et cela n'a pas été si facile de le retourner sur l'endroit.
Je me lance dans un autre modèle, cette fois-ci en popeline verte. La suite au prochain numéro, donc.
mercredi 26 juillet 2006
Le farniente de Gribouille
Pendant que certains se la coulent douce impunément...
... d'autres s'activent aux travaux d'aiguille. Oui, ça avance, ça avance...
Alors, quel modèle Citronille ai-je finalement choisi ?
mardi 25 juillet 2006
Autoportait du mardi
Un jour, une élève m'a dessinée et, ma foi, je trouve le portrait assez ressemblant.
des macarons dans les cheveux : une certaine expression de mon côté femme-enfant peut-être ?
une bouche pulpeuse : oui, mais ça, je n'y peux rien !
des pommettes roses : euh... ah bon ? Non, je ne pense pas. Ce n'est certainement pas du fard en tous les cas.
une tenue noire : oui, j'aime les couleurs dans l'ameublement et la déco de la maison, mais bizarrement pas trop dans les vêtements que je porte... ou seulement par petites touches ou bien dans les accessoires éventuellement.
une jupe : c'est vrai que je n'ai pas beaucoup de pantalons dans ma garde-robe.
des sandales : j'adore les chaussures et j'en ai beaucoup.
lundi 24 juillet 2006
Projection
Voilà une petite banquette et une atmosphère qui iraient très bien dans "mon" presbytère. Qu'en pensez-vous ?
Premières loges
Depuis 3 ans maintenant que nous habitons notre village, je lorgne la propriété voisine aux volets presque toujours fermés. C'est une belle bâtisse ancienne, rénovée depuis peu, mais toujours inhabitée : un presbytère !
Côté rue :
Côté chemin :
Côté jardin :
Seule une permanence, ouverte quelques heures le samedi matin, apporte un peu de vie à la maison. Les volets s'ouvrent, les curieux aperçoivent alors aux fenêtres de jolies balustrades en fer forgé, certes un peu rouillées mais si authentiques, desquelles on peut entrevoir les grandes pièces à l'intérieur. Quant au jardin, contigu au nôtre et non visible de la rue, nous sommes les seuls à pouvoir nous l'imaginer l'herbe tondue, un brin entretenu et paysagé, avec un potager, de jolies fleurs, des arbustes ici et là... Bref, si vous ne l'aviez pas encore compris, je m'imagine tout à fait propriétaire !
Cette maison n'est pas à vendre car elle a été cédée par le diocèse à la commune pour la somme de 1 €.















































































