Paris d'automne
Vivre à Paris, je crois que je ne le pourrais jamais. A moins d'avoir un (grand) appartement sur l'île de la Cité et un travail à deux pas. Mais y flâner et m'y perdre, ça j'adore.
Cette fois-ci, c'était la quatrième fois que j'allais au musée du Louvre et je n'en ai toujours pas fait le tour. D'ailleurs, fait-on jamais vraiment le tour d'un endroit pareil ? Et puis ce que je préfère encore au Louvre, c'est la librairie immense complètement dédiée à l'art. J'y resterais des heures et des heures.
Entrer par la pyramide de verre, c'était une grande première pour Miss Surunfil qui s'est prise de passion récemment pour l'Antiquité égyptienne, les sphynx, les pharaons, les momies, tout ça tout ça. On y allait justement pour ça ! Mais il me semble que son papa et moi, on lui en a un peu trop dit sur l'art funéraire égyptien et sur les détails techniques d'extraction des organes vitaux pendant le cérémonial de l'embaumement des corps autrefois... On oublie parfois qu'elle n'a que 7 ans. Et une petite promenade au Père Lachaise par là-dessus, au milieu des morts et des tombeaux, aussi célèbres soient-ils, voyez un peu les dégâts le tableau !
Et hop, une jolie Tour Eiffel en carton à construire pour garder malgré tout de beaux souvenirs parisiens. Merci Y. et J. ! Et puis, un grand merci aussi à papi et mamie.
Psssit : Merci pour tous vos commentaires sur le billet précédent, mais je n'ai pas encore fait mes adieux, hein. Je compte bien continuer à bloguer encore un peu, à mon rythme. Et à ma façon.
Paris et Willy Ronis
Paname et son macadam, ses trottoirs, ses grands boulevards, son métro, ses balcons et ses pigeons, ses boutiques, ses vitrines, ses musées, ses expos, ses monuments, ses ponts, ses places, ses jardins, ses squares, ses touristes, ses bouquinistes, ses terrasses, sa saleté, sa misère, sa beauté, ses beaux quartiers, son ciel bleu... et Willy Ronis à La Monnaie de Paris ! L'exposition de photos n'a lieu que jusqu'au 22 août et je suis bien contente de ne pas l'avoir manquée. Le photographe décédé l'année dernière aurait eu 100 ans cette année.

Le Nu provençal, Gordes, 1949
Négatif d'origine 6 x 6
Contretype - D19/10
Impossible d'oublier cette photo placardée partout dans les couloirs du métro et commentée ainsi par son auteur :
" [...] L'été 1949 fut particulièrement torride. Je bricolais dans le grenier. Vincent, neuf ans, dormait dans sa chambre. Pour chercher en bas un outil qui me manque, j'emprunte l'escalier de pierre qui passe par notre chambre. Marie-Anne qui émerge de sa sieste se rafraîchit avec l'eau de la cuvette, car l'eau courante, c'est au lavoir qu'elle se trouve. Je lui dis : "Reste comme tu es" et, prenant l'appareil sur le bahut, je remonte quelques marches et déclenche trois fois ; puis j'oublie, car il y eut beaucoup d'autres photos durant ces vacances tout juste commencées. Ce fut une bonne surprise, une fois rentré à Paris, lorsque je tirai les contacts ; mais la destinée de cette photo m'étonne encore [...] " Willy Ronis
Parenthèse de l'Aveyron
De retour de notre escapade, je découvre votre enthousiasme et votre avalanche de commentaires sur le dernier billet. Ouahouh ! Vous me laissez m'en remettre et m'organiser pour le tirage au sort, hein, et je reviens vite par ici...
Pour tout vous dire, j'ai encore un peu la tête sur le plateau du Larzac, dans les gorges du Tarn et très très très très loin de l'écran de l'ordinateur. Je suis encore un peu perdue dans notre petit gîte isolé là-haut dans les montagnes aveyronnaises, à gratouiller les fossiles avec mon professeur de géologie préféré (Mister Surunfil !) et à patauger dans la rivière avec "Rocdor", l'orque bleu en plastique de Miss Surunfil.
Merci encore et à très vite ! Oh là là, le suspense...
Schöne Grüße aus Deutschland !
Quelques heures avant de partir, je n'étais plus bien sûre de vouloir y aller. Maintes fois découragée par l'administration et les derniers détails à régler jusqu'à la dernière minute, j'ai regretté un instant de m'être lancée vaille que vaille dans une telle aventure. J'ai craint de me sentir débordée, de ne pouvoir finalement affronter toutes les responsabilités de ce voyage que j'ai organisé, un peu toute seule, pour 37 élèves de 10 ans. Un projet que j'ai porté à bout de bras depuis la rentrée.
Mais voilà, c'est fait. Nous y sommes allés comme prévu. Et nous en sommes même revenus ! Je crois que les enfants garderont de beaux souvenirs de ce séjour d'une petite semaine en Allemagne. Enfin, nous en reparlerons demain dans la classe.
Mon seul regret : ne pas avoir eu le temps de rentrer dans certaines boutiques, notamment dans cette minuscule échoppe à Brême (la plus petite maison de la ville, située dans l'ancien quartier des pêcheurs) à la façade orange et à la porte bleue, avec ses lettres S T O F F E (tissus) sur le rebord de la fenêtre. Ou bien à Nienburg dans ce magasin à la vitrine bien alléchante devant lequel se trouvaient un vieux landau et une banquette en fer forgé...
Ah ! Que j'aime ce pays qui me rappelle tout un pan de ma vie ! Que j'aime cette langue, si mal réputée, si rigoureuse, si gutturale et pourtant si douce ! Que j'aime retouver Miss Surunfil et son papa, chez nous, dans notre maison, après les avoir laissés se débrouiller tout seuls sans moi loin de moi !
Ciel dans la campagne
Lorsque je pars au travail le matin et que je traverse mes petites routes de campagne, je regrette parfois de ne pas avoir mon appareil-photo sous la main pour prendre les nappes de brume qui se détachent du paysage ou bien le soleil qui se lève tout juste et qui m'accompagne durant le trajet.
Ce soir, en rentrant à la maison, je me suis fait la même réflexion. Et puis... oh... bonheur ! Mais si, j'avais justement exceptionnellement mon appareil-photo dans mon cartable ! Je me suis arrêtée au bord de la route, j'ai contemplé le ciel un instant et puis je suis rentrée à la maison. J'ai souri en pensant que demain c'était mercredi et que je pourrais flâner un peu au lit.
Les petits plaisirs de vacances -fin-
[Photos : Mister Surunfil]
Retrouver le charmant petit village de Meyrals, en Dordogne, quasiment intact et fidèle à nos souvenirs presque dix ans après notre premier passage.
***
Un autre petit plaisir de vacances aussi, c'est celui de me replonger dans les albums photos, même longtemps après, faire le tri dans les images rapportées à la maison, les classer soigneusement dans les archives de l'ordinateur et puis m'extasier devant celles de Mister Surunfil, toujours bien plus jolies que les miennes, grâce à son appareil ultra perfectionné (évidemment, ça aide !) et sa maîtrise infaillible des paramètres techniques (bah oui, ça aide encore plus !). "Ouverture", "focale", "balance des blancs", "vitesse", "contraste", "luminosité", "mesure"... pfff... ce sont des termes qui m'échappent un peu dans le domaine de la photographie. Mais je m'y mettrai sûrement un jour car j'aimerais bien maîtriser davantage tout ce charabia moi aussi.
Voilà, les photos sont rangées dans mes dossiers. Une ou deux encore ici, aujourd'hui, histoire de partager. Et fin de l'épisode vacances !
Je suis passée à autre chose, à une autre énergie, à d'autres envies. La reprise du travail n'est pas à l'ordre du jour, mais je commence à y penser. La date du 31 août est bien fixée dans mes pensées et le compte à rebours avant la rentrée, un peu inévitable dans un coin de ma tête. Alors vite, vite, j'en profite pour avancer encore dans mes projets, rayer petit à petit chaque ligne de la liste que j'avais écrite, rendre ma maison jolie, ordonner une bonne fois pour toutes cette fichue pièce sous les toits (mon atelier) jonchée de choses à trier encore et remplie de cartons que je n'avais pas pris le temps de déballer jusqu'à maintenant, un an après notre emménagement. Cela avance doucement, c'est un travail de titan, un travail de fourmi, je vous montrerai peut-être le résultat, c'est MON épreuve des vacances. Mon plaisir et mon défi à la fois.
Les petits plaisirs de vacances -Acte 4-
Les flâneries dans la librairie de la grotte de Lascaux en Dordogne.
Les petits plaisirs de vacances -Acte 3-
Les singeries de Damoiselle Surunfil dans les arbres.
Les petits plaisirs de vacances -Acte 2-
Les vieilles pierres du château de Beynac en Dordogne.
Les petits plaisirs de vacances -Acte 1-
Les couleurs du marché de Saint-Cyprien en Dordogne.


































































































